« Du plancher collant au plafond de mère » : rôle des doulas

Du plancher collant au plafond de mère : le HCE alerte sur la pénalité maternelle

Le 9 septembre 2026, la Commission Parité du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) a remis à la ministre Aurore Bergé son rapport « Du plancher collant au plafond de mère ». Il fait 160 pages et s’inscrit dans le contexte des débats actuels sur la natalité.
Pourquoi nous y intéresser en tant que doulas ? Tout simplement parce que ce rapport résonne avec ce dont nous sommes témoins chaque jour, et avec ce que nous transmettons chez Galanthis : aujourd’hui, en France, beaucoup trop de femmes abordent leur maternité avec peu, voire pas, de soutien.

Mère essayant de travailler tout en gérant ses enfants

Le constat du Haut Conseil à l'Égalité

  • Autour de la naissance, le revenu salarial des mères chute d’environ 40 %, et reste inférieur de près de 30 % dans les années suivantes. La chute atteint près de 70 % pour les plus précaires.
  • En 2020, la parentalité expliquait 88 % de l’écart de revenus entre les femmes et les hommes.

Le message central du rapport

« Ce n’est pas la maternité qui produit les inégalités, mais l’organisation sociale de la parentalité. » Le HCE appelle donc à faire de la parentalité une responsabilité collective, assumée par les deux parents, les employeurs et les pouvoirs publics.

Les recommandations et mesures phares

Le rapport regroupe ses recommandations en quatre axes :

  • déconstruire les normes qui mènent à la pénalité maternelle
  • sécuriser l’autonomie économique, patrimoniale et professionnelle des femmes
  • faire de la parentalité une responsabilité collective
  • protéger les mères et les enfants face aux violences, aux séparations et aux inégalités territoriales.

A partir de ces axes, plusieurs mesures phares sont préconisées :

  • un « mois solo du second parent », non transférable et pris après le retour au travail de la personne qui a accouché ;
  • pour les entreprises de plus de 50 salarié·es, un suivi des trajectoires professionnelles des mères au retour du congé maternité, puis 3 et 10 ans après la naissance ;
  • un droit temporaire à l’aménagement du retour au travail (télétravail, horaires flexibles) ;
  • un indicateur « post-maternité » dans l’Index de l’égalité professionnelle ;
  • un meilleur accès aux modes de garde, présenté comme une condition matérielle du maintien en emploi des mères.

Et les doulas dans tout ça ?

Les doulas ne remplacent pas les politiques publiques, mais elles participent, à leur échelle, à accompagner les prises de conscience, et faire de la parentalité une responsabilité réellement partagée entre les deux parents (à défaut d’être traitée comme une responsabilité collective par les pouvoirs publics).
Lire le rapport du Haut Conseil à l’Égalite